En fait nous comprenons qu’il nous faut, jour après jour et à n’importe quel prix, prendre tous les moyens nécessaires pour ne pas boire. Certains nous demandent : « Entendez-vous par là que l’abstinence a priorité sur votre famille, votre emploi et l’opinion de vos amis ? ». La réponse est simple si nous considérons l’alcoolisme comme une question de vie ou de mort. Sans santé et sans vie, que deviennent pour nous famille, emploi et amis ? Si nous apprécions notre famille, notre emploi et nos amis, nous devons tout d’abord préserver notre vie pour mieux en profiter. « L’important d’abord » a également plusieurs autres significations valables pour combattre notre problème d’alcool. Ainsi, plusieurs ont remarqué qu’après avoir cessé de boire, ils semblaient être plus lents à prendre des décisions. Elles paraissaient de plus en plus difficiles à prendre, oscillant entre le oui et le non.
mercredi 7 janvier 2015
mardi 6 janvier 2015
Littérature - Vivre sans alcool
13 L’IMPORTANT D’ABORD Voici un vieil adage qui, pour nous, prend une signification toute spéciale et particulière. Exprimé simplement, il indique que par-dessus tout, nous devons nous rappeler que nous ne pouvons pas boire. Pour nous, ne pas boire est la première priorité, en tout lieu, à toute heure, et en toutes circonstances. Il y va expressément de notre survie. Nous avons appris que l’alcoolisme est une maladie mortelle, causant la mort de différentes façons. Nous préférons ne pas risquer d’aggraver la maladie par un verre d’alcool. Son traitement, tel que reconnu par l’American Medical Association, « consiste avant tout à ne pas boire d’alcool ». Notre expérience personnelle confirme cette thérapie.
lundi 5 janvier 2015
Littérature - Vivre sans alcool
Il peut être profitable de se sentir effrayé et peut-être malheureux à la seule pensée de boire, ne serait-ce qu’en rêve. Il faut peut-être y voir un indice que nous commençons vraiment à comprendre, jusqu’au tréfonds de nous-mêmes, que l’alcool nous est néfaste. Mieux vaut l’abstinence, même en rêve. Ce qui est merveilleux dans un sommeil sobre, une fois qu’on y est parvenu, c’est le plaisir même du réveil, d’un réveil sans les malaises de l’ivresse, sans les soucis de notre comportement inconscient de la veille. Au contraire, c’est frais et dispos, pleins d’espoir et de reconnaissance, que nous débuterons cette nouvelle journée.
dimanche 4 janvier 2015
Littérature - Vivre sans alcool
Il peut être utile de signaler un autre phénomène étrange relatif au sommeil après l’abandon de l’alcool. Longtemps après avoir renoncé à l’alcool, il arrive à plusieurs de s’éveiller un matin ou certaines nuits, pour constater qu’ils venaient de rêver intensément qu’ils buvaient. Un nombre suffisant de membres ont fait de tels rêves pour savoir qu’ils sont fréquents et inoffensifs. L’interprétation des rêves ne relevant pas de la compétence de AA, nous ne sommes pas en mesure de révéler leur signification cachée, s’il en est une, au même titre que les psychanalystes et autres onirologues. Afin de vous éviter toute surprise, nous nous contentons de vous signaler que de tels rêves peuvent survenir. Parmi les rêves les plus fréquents, nous évoquons celui qui nous représente ivres et stupéfiés de l’être, sans souvenance aucun d’avoir pris un verre. Il arrivera même qu’on se réveille avec des frissons, des tremblements et autres séquelles de l’ivresse, sans que, bien sûr, on n’ait pris une goutte depuis des mois. Ce n’était qu’un mauvais rêve qui peut surgir sans raison, bien, bien longtemps après le dernier verre.
samedi 3 janvier 2015
Littérature - Vivre sans alcool
Si le malaise persiste, il est peut-être recommandable de consulter un médecin spécialisé en alcoolisme. Nous avons appris de source sûre que les somnifères, de quelque nature qu’ils soient, sont contre-indiqués pour les alcooliques. Suivant notre expérience répétée, ils conduisent presque invariablement au premier verre. Connaissant le danger de ces médicaments, nous avons toléré ce léger malaise pendant un certain temps, jusqu’à ce que notre corps ait retrouvé l’habitude d’un sommeil normal. Une fois passé le malaise temporaire, quand le rythme naturel du sommeil prend le dessus, nous pouvons constater que l’effort en valait grandement la peine.
vendredi 2 janvier 2015
Littérature - Vivre sans alcool
D’autre part, il est sage de réviser nos autres habitudes de vie afin de vois si nous ne serions pas nous-mêmes responsables de nos insomnies : trop de caféine le soir ? Avons-nous une bonne alimentation ? Faisons-nous assez d’exercice ? Notre système digestif s’est-il rétabli ? Il faut y mettre le temps. Plusieurs vieilles recettes fort simples aident à combattre l’insomnie, comme boire un verre de lait chaud, respirer profondément, prendre un bain chaud, lire un livre ennuyeux ou écouter de la musique douce. Certains préfèrent des procédés plus originaux : un alcoolique rétabli suggère de boire chaud un soda au gingembre additionné de poivre ! (Chacun ses goûts !) D’autres s’en remettent à quelque massage spécial, au yoga ou à divers remèdes suggérés dans les ouvrages traitant de ce sujet. Nous pouvons nous reposer en demeurant étendus, immobiles, les yeux fermés pour attendre le sommeil. Personne ne saurait le trouver en faisant les cent pas ou en bavardant et en buvant du café toute la nuit.
jeudi 1 janvier 2015
Littérature - Vivre sans alcool
Sans généraliser, des milliers de membres pourraient nous décrire leur insomnie après avoir cessé de boire. Le système nerveux met en effet quelque temps à s’habituer à (ou ordinairement à retrouver) un sommeil régulier et ininterrompu sans l’influence de l’alcool. Le plus grave est que la crainte de l’insomnie rend le sommeil encore plus difficile. A ce sujet, le premier conseil que l’on se donne mutuellement est : « Ne vous inquiétez pas. Jamais personne n’est mort d’insomnie. Quand le corps est assez fatigué, le sommeil vient. » Et c’est bien ce qui arrive. Puisque l’insomnie servait souvent d’excuse pour « prendre un verre ou deux », nous convenons qu’une nouvelle attitude à cet égard aide à ne pas boire. Au lieu de se retourner dans leur lit et de se tourmenter, certains en prennent leur parti, se lèvent et entreprennent de lire et d’écrire jusqu’aux petites heures.