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jeudi 23 mai 2013

Best of Traductions


Je pense que nous, médecins, avons beaucoup de chance : nous faisons un métier que nous aimons et, bien que certains faits nous apportent des inquiétudes, des contrariétés, des désillusions, bien d’autres nous apportent des récompenses. De plus, cela nous permet de nous rapprocher d’autres gens : nous nous sentons utiles. Cette sensation, vous êtes également nombreux à l’éprouver quand vous allez à un groupe AA. Au départ, vous y allez pour vous rétablir, mais ensuite, le bonheur que vous avez quand vous aidez un autre, quand vous lui transmettez le message, quand vous l’accompagnez dans ses mauvais moments, voilà une expérience inoubliable de « guérisseurs ». Quel contraste entre les années d’existence dans l’ivresse, avec des histoires de toutes sortes et la joie de l’abstinence, la découverte d’un monde à votre portée, l’idée que vous êtes capables de lutter. Le jeu en vaut la chandelle. Surtout l’idée que vous êtes utiles à d’autres, qui vous renforcent quand vous les aidez … C’est une toute nouvelle expérience de vie.

mercredi 22 mai 2013

Best of Traductions

Chaque fois que je reçois une personne malade de l’alcoolisme, à l’hôpital ou en consultation, je lui explique en détail ce qui lui arrive. Souvent, cette personne me dévisage avec surprise : « Comment ? Je serais alcoolique ? » A plusieurs occasions, il m’est arrivé de revenir après des mois ou des années aux premières discussions que nous avons eues, pour constater que le malade ne pourrait pas se contrôler. Je sais qu’en ces moments-là, je trouverai toujours quelqu’un du groupe disposé à transmettre le message à cette personne, que nous pourrons rester à boire un café et parler de son cas, qu’on l’accompagnera au groupe où il sera accueilli et aidé.
Ils savent aussi que, lorsqu’arrive quelqu’un requérant une attention médicale, ils peuvent m’appeler. A l’occasion, quelqu’un aura besoin de médicaments, d’autres iront chez le psychiatre ; quelques-uns, les moins nombreux, devront être hospitalisés pour se désintoxiquer.
Mais je crois que ce qui nous fortifie, c’est la sensation de proximité mutuelle que nous avons ; je collabore avec eux et ils sont toujours disponibles pour m’aider lorsque je les appelle.

mardi 21 mai 2013

Beqt of Traductions

Une fois rattaché à l’hôpital de Logroño où je travaille dorénavant, je ne suis rendu compte que je n’avais pas d’ordre à donner aux malades alcooliques que je soignais pour leurs malaises, hépatiques ou autres. Je discutais avec eux, je les incitais à ne plus boire, mais beaucoup d’entre eux récidivaient.
C’est alors que je fus encouragé à collaborer avec le groupe AA qui existait à Logroño. La vision que j’en avais n’était pas très claire, mais j’ai commencé à lire sur le sujet et j’ai parlé avec les gens du groupe. Je ne sais collet, mais, presque sans m’en rendre compte, je me suis investi dans cette problématique. Nous avons commencé à collaborer, discutant et bavardant avec de nombreuses personnes malades. J’ai assisté à la naissance de nombreux groupes, toujours créés par des gens qui fondent leur espoir sur leur propre rétablissement et sur celui des autres.

lundi 20 mai 2013

Best of Traductions


Akron 1935 : n°155

Nuestrosz amigos los profesionales

NOS AMIS LES PROFESSIONNELS

Il y a plus de vingt ans que je connais les Alcooliques anonymes de Logroño. Depuis, nous avons collaboré et aidé bon nombre de gens qui connaissaient des problèmes. Ces problèmes, nous les avons expliqués à des malades, à des familles, nous leur avons donné de nombreuses suggestions instructives, et je partage une solide amitié avec bon nombre d’entre eux.
A la faculté de médecine, nous avons étudié un tas de choses qui, en bonne partie, n’étaient pas vraiment utiles pour affronter la personne malade. Pendant ma formation dans un grand hôpital, j’ai vécu mes premières confrontations sérieuses avec le problème de l’alcoolisme. Je soignais un malade admis dans l’unité de psychiatrie et je me rappelle parfaitement que le psychiatre ma dit, désespéré, que chez les alcooliques aucun ne se rétablissait. Ce qui m’a surpris et préoccupé : il y avait peu de maladies pour lesquelles le pronostic médical était si désolant.

dimanche 19 mai 2013

Best of Traductions

Hier soir, j’ai reçu un coup de fil : c’était un jeune homme d’une vingtaine d’années qui était dérouté par ce qui lui arrivait et hébété parce que ça lui arrivait, à lui. J’espère que je serai capable de lui transmettre notre message.
Je n’avais pas l’intention de participer à plusieurs réunions la semaine prochaine, mais je crois que je vais y aller tous les soirs. Ainsi, je pourrai mettre en pratique ce dont je vais parler les prochains jours. Je le sens prêt et je souhaite en retirer les bienfaits.
Michael C., London
Meetings are an effective thirst quencher.
Les réunions épanchent efficacement ma soif.

samedi 18 mai 2013

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J’ai appris à considérer chaque buveur qui ne veut pas arrêter de boire comme un problème potentiel pour moi. Ils sont capables de troubler ma sobriété et ils peuvent m’amener à reboire. Alors, je reste loin d’eux. Voilà un choix très simple que je peux faire.
Les nouveaux membres et les douze Etapes, c’est autre chose. Je suis étonné du changement que peut apporter le désir d’arrêter de boire. Peu importe ce que disent les nouveaux, je disais les mêmes choses quand j’ai poussé la porte pour la première fois et que je faisais de la résistance à la Fraternité et à l’abstinence. Et le conseil que je leur donne est toujours le même : viens à une réunion et découvre la Fraternité des Alcooliques anonymes.

vendredi 17 mai 2013

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A cette époque je n’avais pas encore compris que c’était moi seul qui devais affronter ce que le monde m’offrait pour que tout soit bon pour moi. J’apprenais aussi que je devais faire face à moi-même. J’avais oublié ce jour-là que j’avais des amis chez les AA qui m’avaient aidé à prendre soin de moi, qui m’avaient encouragé à grandir spirituellement, ce qui, à mon avis, est la chose la plus aimante que l’on puisse faire pour un membre.
Dans ce bar, j’avais écouté quelqu’un qui buvait, qui soi-disant connaissant tout sur l’alcoolisme et qui connaissait bien peu de moi. Mais aujourd’hui je sais que si je parle à des amis AA, on m’écoute et on m’entend très bien. Et en plus, je reçois amour et compréhension. Lorsque je parle à des gens qui ne sont pas du Mouvement, je cours le risque d’entendre des choses qui pourraient me faire du tort, surtout s’il s’agit d’ex-membre de AA.