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mercredi 14 avril 2010

Réflexions quotidiennes

Le grand ennemi

Le ressentiment est l’ennemi « n°1 ». Ce sentiment détruit plus d’alcooliques que toute autre chose. Il donne lieu à toutes formes de maladies spirituelles ; il faut admettre que nous étions atteints non seulement mentalement mais spirituellement aussi.
Les Alcooliques Anonymes p. 59

En regardant la manière dont je pratique la Quatrième Etape, je constate que je passe facilement sur mes propres torts, parce que je n’ai pas de mal à voir qu’il s’agissait de me venger des torts que j’avais subis. Quand je persiste à raviver de vieilles blessures, j’éprouve du ressentiment, et ce ressentiment empêche le soleil d’entrer dans mon âme. Si je continue de ressasser mes blessures et mes haines, je vais me blesser et me haïr moi-même. Après avoir passé des années dans le noir de mon ressentiment, j’ai fini par trouver le soleil. Je dois abandonner mes rancunes, je ne peux plus me les permettre.

mardi 13 avril 2010

Réflexions quotidiennes

Le faux réconfort de l’apitoiement sur soi

L’apitoiement sur soi-même est une des déficiences les plus malheureuses et les plus épuisantes que nous connaissions. Il constitue un obstacle à tout progrès spirituel et peut nous couper de toute communication avec nos compagnons, en raison des exigences monstrueuses d’attention et de sympathie qu’il comporte. Nous supportons difficilement les lamentations pleurnichardes de cette espèce de martyre.
Point de vue de Bill p. 238

Le faux réconfort que m’apporte l’apitoiement sur mon sort masque la réalité temporairement, puis exige de moi, comme une drogue, que j’augmente la dose. Succomber à l’apitoiement pourrait me conduire à une rechute dans l’alcool. Alors que puis-je faire ? Un antidote sûr consiste à tourner mon attention, même à peine au début, vers d’autres personnes, de préférence des alcooliques qui ont réellement moins de chance que moi. Dans la mesure même où je leur montrerai que je les comprends, ma propre souffrance reprendra des proportions plus réelles.

lundi 12 avril 2010

Réflexions quotidiennes

Renoncer à la folie

… nous étions frappés d’aliénation dès qu’il s’agissait d’alcool.
Les Alcooliques Anonymes p. 36

L’alcoolisme me forçait à boire, que je le veuille ou non. La folie qui dominait ma vie était l’essence même de ma maladie. Elle me privait de la liberté de choisir entre autre choix. Quand je buvais, j’étais incapable de faire des choix valables dans aucun domaine de ma vie, et j’ai perdu la maîtrise de ma vie. Je demande à Dieu de m’aider à comprendre et à accepter toute la signification de la maladie de l’alcoolisme.

dimanche 11 avril 2010

Réflexions quotidiennes

Cesser de blâmer les autres

Il nous a souvent fallu beaucoup de temps avant de réaliser à quel point ces émotions excessives nous ont nui. Nous pouvions les déceler rapidement chez les autres, mais lentement en nous-mêmes. En premier lieu, nous avons dû reconnaître plusieurs de ces défauts en nous, même si cette découverte était pénible et humiliante. Lorsqu’il s’agissait des autres, il fallait, en paroles et en pensées, nous abstenir d’accuser.
Les douze Etapes et les douze Traditions p. 71

En mettant la Quatrième Etape en pratique à l’aide du Gros Livre, j’ai constaté que ma liste de rancunes venait de mes préjugés et du fait que j’accusais les autres d’être responsables de mes échecs et de mon incapacité à réussir pleinement. J’ai aussi découvert que je me sentais différent parce que je suis noir. En poursuivant mon inventaire, j’ai appris que j’avais toujours bu pour me débarrasser de ces sentiments. Ce n’est qu’après être devenu abstinent et avoir poursuivi mon inventaire que je suis arrivé à ne plus blâmer personne.

samedi 10 avril 2010

Réflexions quotidiennes

Grandir

L’essentiel de toute croissance réside dans une bonne volonté de changer pour le mieux, et ensuite dans l’inébranlable volonté d’en assumer les responsabilités inhérentes.
Point de vue de Bill p. 115

Parfois, quand je suis disposé à faire ce que j’aurais dû faire depuis toujours, je recherche des louanges et de la reconnaissance. Je ne me rends pas compte que plus j’accepte de changer ma façon d’agir, plus ma vie devient intéressante. Plus j’accepte d’aider les autres, plus j’en retire des récompenses. Voilà ce que signifie pour moi la mise en pratique des principes. Plaisirs et avantages me viennent de ma bonne volonté dans l’action plutôt que de la recherche de résultats immédiats. Parce que je suis un peu plus bienveillant, un peu plus lent à me mettre en colère, un peu plus aimant, ma vie s’embellit jour après jour.

vendredi 9 avril 2010

Réflexions quotidiennes

Me libérer du « roi Alcool »

… il ne faut pas supposer, même pour un instant, que nous ne subissions aucune contrainte … Notre ancien tyran, le roi Alcool, se tient toujours prêt à nous ressaisir. En conséquence, la libération de l’alcool constitue la grande nécessité, le « Tu dois » qu’il faut parfaitement respecter ; autrement c’est la folie ou la mort.
Point de vue de Bill p. 134

Quand je buvais, j’étais prisonnier, spirituellement, émotivement, et parfois physiquement. Les barreaux de ma prison étaient faits d’entêtement et d’apitoiement sur mon sort, et je ne pouvais pas m’évader. A l’occasion, de courtes périodes d’abstinence, qui semblaient une promesse de libération, finissaient par n’être plus qu’un espoir de sursis. Pour m’évader vraiment, je devais me montrer disposé à faire tout ce qu’il fallait pour déverrouiller la porte de ma prison. Après avoir fait preuve de bonne volonté et agi posément, j’ai vu la porte s’ouvrir et les barreaux s’écarter devant moi. En persistant dans ma bonne volonté et mon action, je demeure libre ; c’est une sorte de libération conditionnelle quotidienne qui pourrait se prolonger indéfiniment.

jeudi 8 avril 2010

Réflexions quotidiennes

Me regarder en face

Nous voulons repérer avec précision comment, quand et où nos penchants nous ont dégradés. Nous voulons regarder bien en face les malheurs qui en ont découlé pour les autres et pour nous-mêmes. En identifiant nos infirmités émotives, nous pouvons entreprendre de les corriger.
Les Douze Etapes et les Douze Traditions p. 64

Aujourd’hui, je ne suis plus esclave de l’alcool. Mais, de bien des manières, l’esclavage demeure une menace – pour moi, pour mes désirs, et même pour mes rêves. Pourtant je ne peux vivre sans rêves, car alors je n’ai plus rien qui me pousse à progresser.
Je dois tourner mon regard vers l’intérieur pour me libérer. Je dois faire appel à la Puissance divine pour affronter la personne qui me faisait le plus peur, c’est-à-dire moi, tel que je suis et tel que Dieu m’a créé. Tant que je n’aurai pas réussi à me regarder bien en face, je demeurerai un fugitif et je ne serai jamais vraiment libre. Chaque jour, je demande à Dieu de m’apporter cette liberté.