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jeudi 7 mars 2013

Best of Traductions


Grapevine : novembre 1985

NOTRE EXPERIENCE NOUS A ENSEIGNE

Introduction par Bill W. (Grapevine, 11/1956)

Comment nous, membres AA, préservons-nous le mieux notre unité ?

Lorsqu’un alcoolique applique les douze Etapes de notre programme de rétablissement à sa vie privée, sa « désintégration » s’arrête et sa « reconstruction » commence. La puissance qui, à présent, l’unifie est plus forte que les tendances centrifuges. Le même principe s’applique exactement à chaque groupe AA et au Mouvement des Alcooliques anonymes considéré comme un Tout. Aussi longtemps que les liens qui nous unissent se révèlent beaucoup plus solides que les forces de division, tout ira bien.

Notre mouvement sera en sécurité ; notre Unité essentielle, une certitude.

mercredi 6 mars 2013

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L’orgueil, la peur et le ressentiment sont, sans aucun doute, les premiers ennemis de notre bien-être commun qui, avec la fraternité dans le service, m’a amené à appliquer les principes qui me semblaient bons pour moi.
Cette harmonie et la pratique de l’amour de soi ont fait que le don de sobriété que j’ai reçu et notre bien-être commun sont devenus une seule et même chose, inséparable et douce.
Presse Pat, Glasgow
This we owe to AA’s future : to place our common welfare first ; to keep our Fellowship united. For on AA unity depend our lives, and the lives of those to come.
Parce que nous sommes responsables de l’avenir de AA, nous devons : placer notre bien-être commun en premier lieu et préserver l’unité de l’association des AA, car de cette unité dépendent nos vies et celles des membres à venir.

mardi 5 mars 2013

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En avançant dans la sobriété, d’autres dangers me sont apparus évidents, des dangers vécus et exprimés par ceux qui m’avaient précédé. Avec acharnement, déterminé à prendre part au troisième Héritage des services, je me suis vu enrôlé dans le district, dans la régionale et à la Conférence. On m’a fait découvrir les sacrifices que nous devions consentir individuellement pour le bien commun : l’importance de l’anonymat au sens propre comme au sens spirituel du terme était le sacrifice que nos responsables devaient nous expliquer en premier lieu et que j’ai voulu accepter.
Les dangers suscités par l’argent, le prestige et l’accumulation de biens étaient tous motivés par la rigueur personnelle, l’autojustification et le ressentiment. J’ai découvert qu’aussi longtemps que cela durerait, nous devrions continuer à nous encourager mutuellement à éviter ces traquenards.

lundi 4 mars 2013

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Il y a eu beaucoup de peurs. J’ai dû m’adapter à une réconciliation familiale. J’ai dû accepter mes responsabilités en tant que mari, en tant que père et en tant qu’ami. Ici aussi, le groupe et l’expérience commune de mes amis m’ont guidé sur la bonne voie. Bon nombre de mes peurs étaient engendrées par le fait que j’avais été témoin de mariages brisés et que je me demandais si je serais capable de m’adapter et de changer. Avec le temps j’ai commencé à réaliser que, chez les Alcooliques Anonymes, nous semblions avoir une meilleure raison de bien vivre que la plupart des autres associations. Je me sentais de mieux en mieux en compagnie de telles personnes.
Et cette dualité s’est poursuivie. Je commençais à m’aimer en tant qu’individu et en tant que membre du groupe. Ma nécessité suprême était la sobriété et le bien-être d’une vraie amitié apprise au sein du Mouvement. J’ai rencontré trop de gens qui doivent apprendre qu’il est pratiquement impossible de faire partie de cette merveilleuse association et en même temps de continuer à boire. Plus l’amour de notre Fraternité m’entourait, plus ma gratitude pour ma sobriété et pour notre besoin commun se fondait en une seule et même notion.

dimanche 3 mars 2013

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Je commençais à réaliser que nous sommes tous dans le même bateau : ou bien nous nous soignons mutuellement ou bien nous coulons et nous mourons. C’était mon réconfort, et mon assurance qu’atteindre la sobriété était chose possible. Comme les plus anciens membres de la fraternité, je devais vivre l’expérience d’un membre qui rechute. Je devais connaître la tristesse d’observer l’horreur et la peur du « Est-ce que ce sera mon tour la prochaine fois ? » Je pensais à ces mots terrifiants du Gros Livre, au chapitre trois : « Il y a des moments où l’alcoolique se trouve mentalement démuni devant le premier verre. » (Big Book – 4ème édition – page 49)
Ce fut le groupe qui m’entoura de ses soins ; ce fut aussi le groupe qui me montra que l’alcool peut menacer l’individu, mais ne peut pas détruire notre bien-être commun. Mon groupe prit de l’ampleur au fur et à mesure de ma progression dans la Fraternité. Son amitié était si profonde que j’en voulais de plus en plus. C’est pourquoi j’ai assisté à des conventions dans le monde entier. Plus je progressais, plus l’idée que je me faisais de la Fraternité s’élargissait. Notre bien-être commun devenait non seulement plus évident, mais plus souhaitable.

samedi 2 mars 2013

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A mon entrée dans le Mouvement, je pensais que ma sobriété personnelle devait venir en premier lieu. J’entretenais l’obsession radicale que si je n’acceptais pas l’abstinence, je n’aurais rien du tout. Le Mouvement prit grand soin d’apaiser ma soif d’abstinence. Par son abnégation et son amour, il s’occupa merveilleusement de moi. A cette époque je sentais que je souffrais d’une vision en forme de tunnel. En fait, durant ce stade embryonnaire, l’amour des amis de mon groupe me permit de voir plus clairement la scène dans son ensemble.
On me présenta la première Tradition : « Notre bien-être commun devrait venir en premier lieu ; le rétablissement personnel dépend de l’unité des AA. »

vendredi 1 mars 2013

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Share : janvier 1988

PREMIERE TRADITION

Chaque membre des Alcooliques anonymes n’est qu’une partie d’un grand tout. AA doit continuer à vivre sinon la plupart d’entre nous vont sûrement mourir. C’est pourquoi notre bien-être commun vient en premier. Mais le bien-être de l’individu suit immédiatement.

(Le Manuel de Service chez les AA)

En 1944 naissait le Grapevine. Deux ans plus tard, Bill W. commença à écrire une série d’essais pour le Grapevine intitulés : »Douze points pour assurer notre avenir ». Ils devaient devenir les douze Traditions AA que Bill décrivait comme : « … une série de principes généraux, énoncés simplement, qui pourraient offrir des solutions éprouvées à tous les problèmes de la vie et du travail en commun chez les AA et/ou relatifs à nos rapports avec le monde extérieur. » De même que la maladie est double par nature, une obsession mentale doublée d’une pulsion physique, la première Tradition comporte un double aspect : le groupe et l’individu.