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lundi 20 février 2012

VIVRE SANS ALCOOL

Bref, nous sommes atteints d’un mal incurable, souvent mortel, appelé l’alcoolisme. Et au lieu de persister à boire, nous préférons considérer et adopter des façons agréables de vivre sans alcool.
Nous n’avons pas à avoir honte de notre maladie. Ce n’est pas un déshonneur. Personne ne sait exactement pourquoi certaines personnes deviennent alcooliques alors que d’autres non. Ce n’est pas notre faute. Nous n’avons pas voulu devenir alcooliques. Nous n’avons pas couru après cette maladie.
Après tout, nous n’avons pas souffert d’alcoolisme pour le plaisir de la chose. Nous n’avons pas entrepris délibérément, malicieusement, de faire ce dont nous aurions à rougir par la suite. Tout cela s’est fait à l’encontre de notre bon jugement et de nos inclinations, simplement parce que nous étions réellement malades sans même le savoir.

dimanche 19 février 2012

VIVRE SANS ALCOOL

Alors, nous cherchons à apprendre comment vivre confortablement et sans amertume, nous rappelant simplement que la seule chose importante est d’éviter ce premier verre pour aujourd’hui seulement. (Vous en souvenez-vous ?)
Un membre des AA aveugle, disait que son alcoolisme ressemblait beaucoup à sa cécité. « Dès que j’ai accepté la perte de la vue, expliquait-il, et que j’ai suivi le programme de réadaptation qui m’était nécessaire, j’ai compris qu’avec l’aide de ma canne ou de mon chien, je pouvais me rendre partout où je voulais sans trop de risques, pourvu que je tienne toujours compte du fait que je suis aveugle. Mais dès que je le comporte comme si j’ignorais que je ne vois pas, je me blesse ou il m’arrive des ennuis. »
« Si vous voulez être bien, disait un membre des AA, il suffit de vivre en suivant le traitement indiqué. C’est facile en autant que vous gardiez à l’esprit les faits nouveaux concernant votre état. Qui parmi vous peut perdre son temps à cultiver les sentiments de privation ou d’apitoiement alors que vous savez qu’il y a tant de moments agréables où vous pouvez vous sentir heureux et en sécurité sans craindre de votre maladie. »

samedi 18 février 2012

VIVRE SANS ALCOOL

Mais il y a une autre façon d’agir.
Vous pouvez accepter le « diagnostic », persuadé par votre médecin, vos amis, ou vous-mêmes. Vous pouvez ensuite chercher les moyens à prendre, s’il y a lieu, pour « maîtriser » la situation, de manière à ce que, tant que vous prendrez les précautions voulues, vous puissiez jouir longtemps encore d’une vie heureuse, productive et normale. Vous reconnaissez pleinement la gravité de votre état et vous prenez les moyens nécessaires pour conserver une vie saine.
Dans le cas de l’alcoolisme, cette méthode est particulièrement facile à appliquer si vous voulez vraiment demeurer en bonne santé. Et puisque nous, membres des AA, avons si bien appris à profiter de la vie, nous tenons vraiment à rester en bonne santé.
Nous tâchons de ne jamais oublier le caractère permanent de notre alcoolisme mais nous évitons de nous laisser abattre, de nous apitoyer ou d’en parler continuellement. Nous l’acceptons comme une caractéristique de notre organisme, au même titre que notre taille, ou le besoin de porter des lunettes, ou pour une quelconque allergie.

vendredi 17 février 2012

VIVRE SANS ALCOOL

Certainement, lorsque nous buvions, la plupart d’entre nous se sont crus à l’abri d’une telle catastrophe. Et il est probable que la grande majorité n’a jamais approché l’horreur des stades ultimes de l’alcoolisme chronique.
Mais nous avons constaté que nous n’avions qu’à continuer à boire pour qu’un tel malheur nous arrive. Si vous êtes à bord d’un autobus à destination d’une ville située à mille kilomètres, c’est bien là que vous vous retrouverez, à moins que vous ne descendiez, et ne preniez une autre direction.
Maintenant, que faites-vous quand vous apprenez que vous souffrez d’une maladie incurable, progressive et fatale, peu importe qu’il s’agisse d’alcoolisme ou d’une autre maladie telle qu’une affection cardiaque ou le cancer ?
Bien des gens nient tout simplement cette réalité, n’en font aucun cas, refusent tout traitement, souffrent et meurent.

jeudi 16 février 2012

VIVRE SANS ALCOOL

Selon une comparaison chère à certains d’entre nous,  ce retour n’est pas plus possible pour nous qu’il ne l’est pour un cornichon de redevenir concombre. Personne parmi nous n’a pu « guérir » son alcoolisme par des traitements psychologiques ou pharmaceutiques.
Bien plus, ayant vu des milliers d’alcooliques qui n’ont pas cessé de boire, nous sommes profondément persuadés que l’alcoolisme est une maladie fatale. Nous avons vu beaucoup d’alcooliques boire jusqu’à la mort, mourant suite au « sevrage » causant le délirium Tremens (DT) ou les convulsions, ou encore succombant à une cirrhose du foie directement reliés à l’ingestion d’alcool, sans compter les nombreux décès qui ne sont pas officiellement attribués à l’alcoolisme, même s’ils en sont le résultat. Bien souvent on attribue la cause immédiate d’un décès à un accident d’automobile, une noyade, un suicide, un meurtre, une crise cardiaque, un incendie, une pneumonie ou un infarctus, alors qu’en fait, la maladie ou l’évènement fatal résulte d’une dose massive d’alcool.

mercredi 15 février 2012

VIVRE SANS ALCOOL

Toutefois, nous le réalisons maintenant, notre problème d’alcool devenait inexorablement plus sérieux au fil du temps.
Certains médecins spécialisés en alcoolisme nous assurent qu’à n’en plus douter, cette maladie s’aggrave sans cesse à mesure que nous vieillissons. (Connaissez-vous quelqu’un qui ne vieillit pas ?)
Nous sommes en plus persuadés, après maints efforts pour prouver le contraire, que l’alcoolisme est incurable, comme le sont certaines autres maladies. Ici, « incurable » signifie que nous ne pouvons changer notre équilibre chimique de manière à redevenir des buveurs sociaux, modérés et normaux que plusieurs d’entre nous semblaient être durant leur jeunesse ?

mardi 14 février 2012

VIVRE SANS ALCOOL

L’une des nouvelles attitudes mentales que l’alcoolique en voie de rétablissement doit acquérir réside dans la conviction qu’il ou qu’elle doit éviter l’usage de toute substance chimique (alcool et autres drogues qui en sont les substituts) s’il veut rester en bonne santé.
Comme preuve, rappelons-nous nos propres journées de buveurs, qui représentent au total des centaines de milliers d’années consacrées par des hommes ou des femmes à l’absorption d’une quantité incommensurable d’alcool. Nous savons qu’au fil de ces années où nous buvions ainsi, nos problèmes reliés à l’usage de l’alcool s’aggravait continuellement. L’alcoolisme est progressif.
Oh ! Bien sûr, plusieurs d’entre nous avons connu des périodes où, pendant des mois, voire même des années, nous avons quelquefois cru que notre façon de boire s’était en quelque sorte normalisée d’elle-même. Nous semblions capable de supporter une forte dose d’alcool à peu près sans risque. Ou bien nous demeurions abstinents, exception faite de certaines soirées de libation, et notre façon de boire ne semblait pas s’aggraver en apparence, pour autant que nous pouvions le constater. Rien d’épouvantable ou de dramatique n’arrivait.