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jeudi 9 juillet 2009

Point de vue de Bill - Page 190

Le mode de vie à la maison

Même si un alcoolique ne réagit pas comme vous l’espérez, vous n’avez aucune raison d’abandonner sa famille. Vous devriez continuer à vous montrer amical envers elle, expliquant comment le mouvement des A.A. conçoit et traite l’alcoolisme. Si les membres de la famille acceptent et appliquent ces principes spirituels à leurs problèmes, le père (ou la mère) de famille aura une meilleure chance de se rétablir. Et même, si cette personne continue à boire, sa famille trouvera la vie plus supportable.
Alcooliques Anonymes - chapitre 7
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Nous croyons qu’un nouveau membre ne devrait pas insister auprès de ses proches, pour qu’ils vivent suivant des principes spirituels, à moins qu’ils n’en expriment le désir. Ils changeront avec le temps. L’amélioration de son comportement sera plus convaincante que ses discours.
Alcooliques Anonymes - chapitre 6


« Aujourd’hui l’initiation qu mode de vie des A.A. dans une famille constitue le but principal que se sont fixés les groupes familiaux Al-Anon qui compte (1975) environ dix mille groupes dans le monde. Les groupes se composent de conjoints et de parents d’alcooliques. Les Al-Anon parce qu’ils permettent de vivre mieux, ont connu un succès prodigieux.

mercredi 8 juillet 2009

Point de vue de Bill - Page 189

Expérimentateurs
Nous, agnostiques, nous aimions bien les A.A. et n’hésitions pas à dire qu’ils avaient fait des miracles. Mais nous nous rebutions devant la méditation et la prière, aussi obstinément que le savant qui refuse de faire une expérience, par crainte qu’elle ne prouve que sa théorie préférée est erronée.
Quand nous avons fini par tenter l’expérience, et que celle-ci a donné des résultats inattendus, nous nous sommes sentis différents ; en fait, nous savions autre chose. Et, ainsi, nous sommes devenus de fervents adeptes de la prière et de la méditation. Nous avons découvert que la même chose peut arriver à quiconque tente l’essai. On dit avec raison que les seules personnes, qui se moquent de la prière, sont celles qui ont jamais suffisamment tenté d’y recourir.
Douze Etapes - 11ème Etape

mardi 7 juillet 2009

Point de vue de Bill - Page 188

Survivre aux épreuves
Nous croyons que tout système qui combat l’alcoolisme, en proposant de mettre le malade à l’abri de toute tentation, est voué à la faillite. Si l’alcoolique lui-même, essaie de se mettre à l’abri de toute tentation, il pourra rester sobre pendant un certain temps, mais finira le plus souvent par une rechute pire que toutes les autres. Nous avons essayé ces méthodes. Ces tentatives de réaliser l’impossible se sont toujours soldées par un échec. Voici notre solution : se libérer de l’alcool et non le fuir.
Alcooliques Anonymes - chapitre 7
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« La foi sans les œuvres est une foi morte ». C’est tragiquement vrai pour les alcooliques. Car, si l’un d’entre eux néglige de perfectionner et d’élargir sa vie spirituelle par le dévouement et l’abnégation envers les autres, il ne pourra survivre aux épreuves et aux dépressions certaines qui l’attendent. S’il n’agit pas, il boira sûrement à nouveau, et, s’il boit, il mourra certainement. Et alors la foi sera, en effet, morte.
Alcooliques Anonymes - chapitre 1

lundi 6 juillet 2009

Point de vue de Bill - Page 187

Discourir ou agir
Il est rarement sage, en revenant vers un individu encore affecté par les injustices que nous lui avons fait subir, de lui annoncer que nous sommes désormais tournés vers la religion. En boxe, cela s'appelle aller de l'avant sans penser aux conséquences. Pourquoi nous exposer à nous faire traiter de fanatiques ou de raseurs religieux ? Nous pourrions gâcher toute chance éventuelle de livrer un message positif. Par ailleurs, notre interlocuteur ne pourra qu'être impressionné par notre désir sincère de réparer le tort que nous lui avons causé. Il sera plus intéressé par notre démonstration de bonne volonté que par le récit de nos découvertes spirituelles.
Les Alcooliques Anonymes - pages 70-71

dimanche 5 juillet 2009

Point de vue de Bill - Page 186

La seule condition ...
Dans la troisième Tradition, voici ce qui est vraiment dit à chaque buveur immodéré : "Dès que tu te dis toi-même membre des A.A., tu l'es. C'est à toi de te déclarer membre ; personne ne peut te l'interdire. Peu importe qui tu es, peu importe la profondeur de ta déchéance, peu importe la gravite de tes problèmes émotifs, ou même de tes crimes, nous ne pouvons te refuser l'entrée des A.A. Nous voulons seulement nous assurer que tu bénéficies comme nous de la grâce unique de la sobriété.
Les 12 Etapes et les 12 Traditions - page 157
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Nous n'entendons pas refuser à qui que ce soit la chance de se rétablir de l'alcoolisme. Nous souhaitons être aussi accueillants que possible et ne jamais exclure personne.
Grapevine - août 1946

samedi 4 juillet 2009

Point de vue de Bill - Page 185

Boomerang
Quand j’avais dix ans, j’étais grand et gauche, et des enfants plus jeunes que moi m’entraînaient dans des querelles. Je me souviens d’en avoir souffert pendant plus d’un an, puis de m’être fermement décidé à vaincre.
Un jour, mon grand-père vint nous rendre visite et amena un livre sur l’Australie. Il me dit : « Ce livre raconte que personne d’autre qu’un aborigène australien n’est capable de fabriquer et de lancer un boomerang ».
« Ca y est », me dis-je, « je serai le premier homme en Amérique à fabriquer et à lancer un boomerang ». C’est tellement vrai, tout enfant peut avoir de telles idées. Elles peuvent persister deux jours comme deux semaines. Mais j’avais cette idée si bien en tête, qu’elle m’obséda durant six mois, jusqu’à ce que je fabrique un boomerang qui fit le tour du cimetière en face de la maison, et manqua frapper mon grand-père à la tête, en revenant.
Emotivement, j’avais commencé à fabriquer une autre sorte de boomerang, qui, plus tard, a failli me tuer.
AA comes of age - page 83

vendredi 3 juillet 2009

Point devue de Bill - Page 184

Face à l’adversité

La croissance dans le programme des A.A., sur le plan spirituel et émotionnel, ne dépend pas en fin de compte, tant du succès que de nos défaillances et de nos revers. Si tu te mets cela en tête, je pense que ta rechute aura pour effet de t’aiguillonner plutôt que de t’abattre.
Pour nous, les A.A., notre « bonne vieille adversité » est notre meilleure enseignante, sauf quand nous refusons d’avoir recours à son enseignement.
Lettre - 1958
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De temps à autres, tous, sommes victimes de critiques acerbes. Il est difficile de ne pas renvoyer la balle quand nous sommes blessés ou fâchés. Mais nous pouvons nous refréner et nous interroger. Ces personnes qui nous critiquent, ont-elles tort ou raison ? Si elles ont raison, nous pouvons reconnaître nos erreurs devant elles. Généralement, l’atmosphère s’en trouve détendue et permet une meilleure compréhension.
Supposons que nos détracteurs soient injustes. Nous pouvons alors essayer de les persuader calmement. S’ils persistent à tempêter, nous pouvons toujours leur pardonner - dans notre cœur. Peut-être que le sens de l’humour sera notre grâce salvatrice - ainsi nous pourrons pardonner et oublier.
Lettre - 1966