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dimanche 9 mars 2014

Littérature - Nous en sommes venus à croire - p. 77

CE CONTACT SPIRITUEL

Après neuf mois chez les Alcooliques anonymes et quelques rechutes, j’ai connu un terrible épisode de ressentiment et d’apitoiement, le tout arrosé de deux bouteilles. Le lendemain – un matin de printemps doux et frais – j’ai eu un réveil alcoolique : « Il ne faut plus jamais que je refasse cela ! «  J’étais libre, prête à connaître les AA – son merveilleux mode de vie, si simple dans sa structure et si profond dans sa portée. Il ne faut jamais révéler à un nouveau membre, tant qu’il n’est pas prêt, comment Dieu nous tend ses merveilleux filets et de quelle façon Il nous enseigne qu’aimer signifie répondre à l’appel.


Quatre ans plus tard, le mauvais sort s’est acharné sur notre famille : une déception, une longue maladie terminale et trois décès. Durant ces jours de tristesse, des amis nous ont prêté, à mon mari et à moi, leur appartement situé sur une plage du Sud. C’est durant cet interlude de repos qu’un « événement choc » s’est produit dans ma vie – une prise de conscience nouvelle de la Présence de Dieu. Les ailes de l’esprit se sont ouvertes et depuis ce jour, je n’ai fait qu’apprendre à m’en servir au maximum.

samedi 8 mars 2014

Littérature - Nous en sommes venus à croire - p. 76

Nous ne sommes pas seulement une forme plus évoluée de l’animal avec un peu plus d’intelligence et une main qui peut saisir une arme ou allumer un feu. Nous appartenons à une tout autre race. Nous sommes uniques en vertu de la loi universelle qui fait que le semblable engendre son semblable : un rosier ne peut produire un lys, ni une vache donner naissance à un poulain. Si Dieu est un être spirituel, alors nous sommes des êtres spirituels.

Warren, Pennsylvanie

vendredi 7 mars 2014

Nous en sommes venus à croire - p. 76

Un jour, on a demandé au grand juriste Oliver Wendell Holmes quelle était sa religion. Il a répondu que toute sa conception de Dieu pouvait se résumer dans les deux premiers mots du « Notre Père ».
J’ai pris le texte de cette prière et je l’ai lu. Il commençait bien par « Notre ». On n’y lisait pas « votre », « mon », « son » ou « sa ». On lisait « Notre Père »… Il est le Père de chacun de nous. Chacun de nous a été créé par Lui.


Je suis moi-même père – l’un des plus mauvais, mais peu importe combien je me suis rendu malade ou combien j’ai été méchant lorsque je buvais, il ne m’est jamais arrivé de souhaiter du mal à mes enfants. Au contraire, je voulais pour eux ce qu’il y avait de mieux. Je dois en conclure que Notre Père veut la même chose pour nous. Il nous a créés et Il s’intéresse à notre sort. Il ne m’a pas créé pour que je meure saoul dans une ruelle.

jeudi 6 mars 2014

Nous en sommes venus à croire - pp. 75-76

J’ai écrit : « Dieu est la perfection que j’ai recherchée toute ma vie. Il est trop parfait pour avoir les caractéristiques et les défauts des humains. » C’était un début.

J’ai poursuivi : « Dieu est la perfection absolue. Il est l’amour parfait, la vérité parfaite, la bonté parfaite, la compréhension parfaite, la tolérance, la miséricorde et le pardon parfaits. Dieu est tellement parfait que peu importe le degré de notre méchanceté ou de notre impureté, Il nous pardonnera si nous le Lui demandons, et Il nous donnera la force de vaincre nos faiblesses. »


J’ai repris mon souffle et je me suis dit : « Tu es un génie ! Tu viens de faire une découverte sensationnelle. » Puis, j’ai constaté que je n’étais pas très intelligent – plutôt un âne. C’était le même Dieu dont Jésus avait parlé il y a environ deux mille ans, sur le flanc de la colline, alors qu’Il avait dit qu’Il avait dans les cieux un Père qui aimait tous les humains. Je me suis alors demandé : « Quelle est l’idée maîtresse qui va me permettre de faire un synthèse de toutes mes pensées ? » J’avais l’impression que je m’en approchais.

mercredi 5 mars 2014

Nous en sommes venus à croire - p. 75

Même si je progressais, je n’avais pas encore de conception de Dieu. J’ai donc repris la lecture du Gros Livre, comme je l’avais déjà fait si souvent pour d’autres problèmes. La réponse que je cherchais, je l’ai trouvée à la page 14, dans les paroles qu’Eddy adressait à Bill : « Pourquoi ne choisis-tu pas ta propre conception de Dieu ? »


J’ai essayé tout le reste, me suis-je dit, et je n’ai plus d’autre choix. Aussi bien essayer. » Je me suis assis à mon bureau, j’ai pris un bloc-note et un crayon, et je me suis demandé : « Si tu pouvais choisir la sorte de Dieu en qui tu pourrais croire, comment serait-Il ? » Je gardais présent à l’esprit le fait que j’étais un alcoolique et que toute ma vie, j’avais été un perfectionniste. Le monde n’était jamais assez parfait à mon goût. Tout ce en quoi j’avais cru, chaque idéal que j’avais poursuivi, m’avait déçu. Maintenant, j’avais ma chance. Pour la première fois de ma vie, je pouvais créer un être parfait. Merveilleux.

mardi 4 mars 2014

Nous en sommes venus à croire - p. 75

Aime ton prochain. Où, ailleurs que chez les AA, pourriez-vous trouver un demi-million de personnes vouées à l’amour et s’aimant vraiment les uns les autres ? L’amour d’un alcoolique pour un autre alcoolique est une primeur dans l’histoire de l’humanité.

Fais aux autres ce que tu voudrais qu’ils te fassent. Chez les AA, nous faisons aux autres ce qu’on nous a déjà fait. Nous aidons les autres comme nous avons été aidés.


Tu deviens ce que tu penses. J’en suis venu à croire que chacune de nos  actions n’est que la manifestation extérieure d’une pensée intime. S’il y avait un verre d’alcool devant moi, ma main ne pourrait pas l’atteindre et le prendre d’elle-même. Ni ma main ni mon bras ne sont capables d’une action indépendante. La seule chose qui puisse articuler ma main et mon bras pour ce verre et le porter à mes lèvres, c’est une idée qui germe dans ma tête : « Main, prends ce verre. »

lundi 3 mars 2014

Nous en sommes venus à croire - pp. 74-75

J’ai essayé de lire la Bible mais sa terminologie m’agaçait tellement que c’en était pathétique. J’ai alors opté pour de petits livres écrits par des experts en vulgarisation biblique. Je me disais : « J’apprends peut-être quelque chose ; à moins que je ne devienne de plus en plus confus, mais je dois continuer mes recherches parce qu’au moins, elles me gardent abstinent d’alcool. »


Je continuais de fréquenter les réunions des AA et je parlais avec les membres les plus expérimentés, ceux qui avaient une longue durée d’abstinence. Plusieurs d’entre eux me regardaient en souriant lors de nos conversations – ils avaient connu la même expérience. L’un d’eux m’a conseillé de retourner à la Bible et de m’attarder au Sermon sur la montagne, qui résume le message de Jésus. Après l’avoir lu et en avoir discuté avec des membres, j’en ai retenu trois éléments qui m’ont aidé et que je pouvais associer à ma vie dans les AA.