Accueil AA France AA Belgique AA Québec AA Suisse romande

mardi 7 janvier 2014

Nous en sommes venus à croire, p. 42/43

Les choses que j’avais cru nécessaires pendant tant d’années ne me semblaient plus importantes maintenant que j’étais conscient des ressources spirituelles que Dieu m’avait données. Avec elles, je n’ai pas besoin d ‘alcool pour fonctionner. Quelle joie de demeurer abstinent grâce à l’amour et non à cause de la peur !
Depuis ce jour, j’ai pu profiter de dix-sept mois d’abstinence. J’écris ces lignes à l’intention de l’alcoolique qui, par ses paroles et ses actions, croit avoir trop résisté à la volonté divine pour avoir encore des chances de se rétablir. Si vous êtes sincères dans vos prières, ce don merveilleux est à votre disposition, comme il l’a été pour moi.

Toronto, Ontario

lundi 6 janvier 2014

Nous en sommes venus à croire, p 42


Il est arrivé une chose étrange ce même après-midi. J’ai refusé de céder à la compulsion de boire. Après environ trois heures d’agonie, j’ai demandé l’aide de Dieu puis, j’ai quitté ma chambre, rempli d’une force que je n’avais pas crue possible

Pendant les deux semaines qui ont suivi, je me suis senti « transformé » sans avoir recours à l’alcool ou à d’autres drogues. Pour la première fois dans ma vie d’adulte, j’étais pleinement conscient de la présence active de Dieu dans l’univers et à l’intérieur de moi. La beauté d’un visage d’enfant, l’herbe verte, les arbres, le réveil matinal sans maux de tête, la planification des activités quotidiennes, toutes ces choses m’apparaissaient comme des découvertes merveilleuses. Il me semblait que le ressentiment, la haine et la peur avaient disparu ; j’étais capable de pardonner et d’oublier.

dimanche 5 janvier 2014

Nous en sommes venus à croire, p 42


En plusieurs occasions, je m’étais moqué de l’aspect spirituel de notre programme, en disant que ces bondieuseries ne valaient que pour les faibles et les hypocrites. Mais cette fois-là, ce fut différent. Après ma dernière cuite, je savais que si je continuais à boire, ce serait la folie ou la mort. Cette fois-là j’ai prié. J’ai compris, je ne sais trop comment, que s’il y avait une Puissance supérieure à moi-même capable de me délivrer de la souffrance, il me fallait essayer de La trouver.

A mon quarante-cinquième jour d’abstinence retrouvée, je suis retourné à ma petite chambre du centre-ville de Toronto et j’au sombré dans un état de dépression qu’aucun mot ne saurait décrire. J’avais l’impression que mon corps était complètement séparé de mon âme. J’ai vu plus clairement que jamais la futilité de mon existence, et la destruction causée par mon orgueil et mon entêtement à m’imaginer que je pouvais prendre « juste quelques verres ». J’en étais rendu au stade où je ne pouvais plus continuer seul, ivre ou abstinent. C’était, mes amis, une solitude que j’espère ne jamais oublier.

samedi 4 janvier 2014

Nous en sommes venus à croire, p 41/42


« DEMEURER SOBRE GRÂCE A L’AMOUR »

Je fréquentais régulièrement les réunions AA depuis presque deux ans mais je ne pouvais pas demeurer abstinent d’alcool. Un jour, je me suis retrouvé dans une petite chambre du centre-ville de Toronto. A cause de l’alcool, j’avais perdu l’amour et le respect d’une femme charmante, de quatre enfants en parfaite santé, d’une mère, d’un père et d’autres parents et amis. J’étais seul encore une fois, avec ce terrible sentiment d’isolement complet et la crainte d’une catastrophe imminente. Alors, une fois de plus, rempli de haine, d’envie, de cupidité, de paresse et par-dessus tout de désespoir extrême, je me suis présenté à la porte des Alcooliques anonymes.

Mes amis AA avaient, à juste titre, des doutes sur la sincérité de mon retour au bercail, puisqu’ils m’avaient vu si souvent arriver et repartir, pour finalement n’accumuler que six mois d’abstinence continue. Je remercie Dieu de la compassion, de l’amour et de la compréhension d’un couple membre des AA qui m’ont aidé pendant les quarante-cinq jours suivants. Cet homme et cette femme m’ont fait respirer et vivre la vie des AA grâce à des conversations téléphoniques, à des réunions ouvertes, à des rencontres de partage, à de longues conversations autour de leur table de cuisine et par-dessus tout, grâce à la prière.

vendredi 3 janvier 2014

Nous en sommes venus à croire, p 41


Les mots que j’ai finalement prononcés semblaient m’avoir été arrachés de la bouche : « Mon Dieu, où trouverai-je la force de vaincre mon alcoolisme ? » La voix qui m’a répondu était calme et d’une douceur indescriptible. « Tu en as la force. Tout ce qui te reste à faire, c’est de t’en servir. Je suis ici. Je suis avec toi. Sers-toi de moi. »

Ce jour-là fut celui de ma renaissance. Depuis lors, le besoin d‘alcool m’a quitté. Durant les onze années qui ont suivi, j’ai trouvé dans l’abstinence d’alcool ce que j’avais cherché dans la bouteille. Je désirais la paix ; Dieu m’a donné la paix. Je cherchais l’acceptation ; Dieu m’accepté. Je voulais être aimé ; Dieu m’a assuré de son amour.

Mes enfants ont grandi. Ils sont aujourd’hui de beaux enfants qui, chaque jour, mettent systématiquement en pratique le programme des AA – amour, service et honnêteté. Nous avons tous grandi ensemble, ce qui nous a rendus bons amis.

Honolulu, Hawaï

jeudi 2 janvier 2014

Nous en sommes venus à croire, p 40


Encore une fois, je me suis traîné au groupe des AA. J’ai vraiment écouté pour le première fois, j’ai entendu le message. Ce soir-là, je suis retourné chez moi dans un état d’engourdissement. Je faisais face à une situation sans savoir comment l’affronter. Ma chance n’allait pas tourner. C’est moi qui devais changer. En étais-je capable ?  Dieu, tel que je Le concevais, était certes dégoutté de moi. J’avais conclu des marchés avec lui, j’avais essayé de l’enjôler et j’avais manqué à toutes les promesses que je lui avais faites. Comment pouvais-je me tourner vers Lui maintenant ?

Alors que j’étais assis dans la salle de réunion vide, je pouvais entendre ces paroles : « Car Dieu a tant aimé le monde … car Dieu a tant aimé le monde … »

mercredi 1 janvier 2014

Nous en sommes venus à croire, p 40


« SERS-TOI DE MOI »

Je me suis joint aux AA en octobre. Pourtant, j’ai bu le jour de Noël et la veille du premier de l’an, sans conséquences désastreuses. Je suis retourné à mon groupe des AA, fier d’avoir survécu à la période des fêtes. Je viendrai à bout de l’alcool. Il ne m’avait pas encore vaincu !

Deux semaines plus tard, on m’a retrouvé fin soûl. Je n’avais pas planifié cette cuite ; je n’y avais même pas pensé. J’ai simplement commencé à boire sans pouvoir m’arrêter avant d’être ivre mort. En moi, quelque chose n’allait pas. J’étais atteint d’une maladie qui m’atteignait au plus profond de mon âme. Je ne pouvais plus m’endurer. Je ne pouvais plus regarder mes enfants dans les yeux. Je ne pouvais plus faire face à quoi que ce soit.